Activité de Paris Business Angels en 2012

Moins sensible ou moins réactifs à la crise, les Business Angels Français (ils sont plus de 4000 selon les chiffres de France Angels) ont également moins investi, avec une baisse de 10% à comparer à celle de 25 % des fonds d’investissements.

Levée de fonds

La manne des Business Angels

L’analyse de leur activité en 2012 éclaire ce phénomène de baisse de l’investissement.

Il montre tout d’abord que les petits réseaux thématiques ou régionaux  de Business Angels ont eu une activité en baisse moindre que les gros réseaux.
Il est intéressant, au titre des gros réseaux,  de faire un focus sur Paris Business Angels, un des plus gros réseaux de business Angels Français avec 153 membres actifs pour essayer de comprendre ce phénomène.

Paris Business Angels annonce une baisse de 25 % des sommes investies en 2012 comparé à 2011, donc une baisse semblable à celle des fonds d’investissement.

Et pourtant le nombre de membres  a peut varié, le nombre d’heures bénévoles (3000) consacré en 2012 à l’étude des dossiers est resté stable de même que le nombre de dossiers présentés par des entrepreneurs (674) pour  finalement 30 sociétés financées. Globalement ces 30 sociétés ont ainsi pu être financées pour un montant total de 2621 K€ un montant significativement moindre qu’en 2011. L’analyse de ces 2,6 M€ met en lumière l’importance des fonds d’amorçage qui co-investissent sur certains dossiers avec les BA :(En K€)

Business Angels

seul

Fonds

d’amorçage

BA seuls en 1er tour

365

Ba en co investissement

898

898

BA en 2ème tour

460

Total

1723

898

C’est en effet le tiers du financement total de 2621K€ qu’assurent les fonds d’amorçage..

L’investissement côté Business Angels

76 business Angels  ont investis personnellement sur de nouveaux dossiers. Le montant moyen investi par BA (hors 2èmes tours)  a ainsi baissé en s’établissant à 16,5K€ contre 28 K€ en 2011. On voit que la baisse des investissements individuels est de 40% environs.
Même si l’on peut accepter l’idée que la qualité des dossiers présentés étaient peut-être moindre face à un process d’analyse renforcé et un niveau de demande de financement plus faible qu’en 2011, cela ne peut expliquer la totalité de la baisse.
Une partie de la baisse, peut-être la plus importante, trouve  sa source en dehors de ces seuls critères endogènes.

De là à penser que le climat économique pour le moins morose, la raréfaction des revenus, la fiscalité instable sont la seule explication il y a un pas que l’on ne doit pas franchir à partir de ces seules données.

Mots clés :

Commenter